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OBLIGATIONS DU PROPRIETAIRE |
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Le bailleur est tenu de remettre au locataire un logement décent ne laissant pas apparaître de risques manifestes pouvant porter atteinte à la sécurité physique ou à la santé et doté des éléments le rendant conforme à l'usage d'habitation.
- Le bailleur est notamment obligé :
- De délivrer au locataire le logement en bon état d'usage et de réparation ainsi que les équipements mentionnés au contrat de location en bon état de fonctionnement ; toutefois, les parties peuvent convenir par une clause expresse des travaux que le locataire exécutera ou fera exécuter et des modalités de leur imputation sur le loyer...
- D'assurer au locataire la jouissance paisible du logement et, sans préjudice des dispositions de l'article 1721 du code civil, de le garantir des vices ou défauts de nature à y faire obstacle hormis ceux qui, consignés dans l'état des lieux, auraient fait l'objet de la clause expresse mentionnée ci-dessus ;
- D'entretenir les locaux en état de servir à l'usage prévu par le contrat de bail et d'y faire toutes les réparations, autres que locatives, nécessaires au maintien en état et à l'entretien normal des locaux loués ;
- De ne pas s'opposer aux aménagements réalisés par le locataire, dès lors que ceux-ci ne constituent pas une transformation de la chose louée.
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OBLIGATIONS DU LOCATAIRE |
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Au titre de l'article 7 de la loi du 6 juillet 1989, le locataire doit notamment :
- payer le loyer et les charges récupérables aux termes convenus,
- user paisiblement des locaux loués suivant la destination qui leur a été donnée par le contrat de bail,
- répondre des dégradations et pertes qui surviennent pendant la durée du contrat dans les locaux dont il a la jouissance exclusive.... ,
- prendre à sa charge l'entretien courant du logement, des équipements mentionnés au contrat et les menues réparations...,
- laisser exécuter dans les lieux loués les travaux d'amélioration des parties communes ou des parties privatives, ainsi que les travaux nécessaires au maintien en état et à l'entretien normal des locaux loués...,
- ne pas transformer les locaux et équipements loués sans l'accord écrit du propriétaire...,
- s'assurer contre les risques dont il doit répondre en sa qualité de locataire et d'en justifier lors de la remise des clés puis, chaque année, à la demande du bailleur.
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CLAUSES INTERDITES AU CONTRAT DE BAIL |
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Certaines clauses sont interdites dans les contrats de location.
Ce sont les clauses :
- qui obligent le locataire à souscrire une assurance auprès d’une compagnie choisie par le bailleur ;
- qui obligent le locataire, en vue de la vente ou de la location du local loué à laisser visiter celui-ci les jours fériés ou plus de deux heures les jours ouvrables ;
- qui imposent comme mode de paiement du loyer le prélèvement automatique ;
- par lesquelles le locataire autorise le bailleur à prélever ou à faire prélever les loyers directement sur son salaire dans la limite cessible ;
- qui prévoient la responsabilité collective des locataires en cas de dégradation des parties communes de l’immeuble ;
- qui prévoient la résiliation de plein droit du bail pour d’autres motifs que le non-paiement du loyer, des charges, du dépôt de garantie,la non souscription d’une assurance des risques locatifs ou le non respect de l’obligation d’user paisiblement des lieux loués résultant de troubles de voisinage constatés par un décision de justice passé en force de chose jugée ;
- qui interdisent au locataire l’exercice d’une activité politique, syndicale, confessionnelle ; associative ;
- qui impose au locataire la facturation de l’état des lieux dès lors que celui-ci n’est pas établi par un huissier de justice dans le cas prévu à l’article 3 (il est établi par huissier de justice à l’initiative de la partie la plus diligente et à frais partagés par moitié à défaut d’état des lieux établi directement et contradictoirement entre les parties) ;
- qui prévoit le renouvellement du bail par tacite reconduction pour une durée inférieure à 3 ans (si le bailleur est une personne physique) ou à 6 ans (si le bailleur est une personne morale) ;
- qui interdit au locataire de rechercher la responsabilité du bailleur ou exonère le bailleur de toute responsabilité ;
- qui interdit au locataire d’héberger des personnes ne vivant pas habituellement avec lui ;
- qui impose au locataire le versement, lors de l’entrée dans les lieux, de sommes d’argent en plus des frais engagés par un intermédiaire pour l’établissement de l’acte de location (agent immobilier, notaire), ou du dépôt de garantie ;
- qui fait supporter au locataire des frais de relance ou d’expédition de la quittance ainsi que les frais de procédure en plus des sommes versées au titre des dépens et de l’article 700 du nouveau code de procédure civile ;
- qui prévoit que le locataire est automatiquement responsable des dégradations constatées dans le logement ;
- qui interdit au locataire de demander une indemnité au bailleur lorsque ce dernier réalise des travaux d’une durée supérieure à 40 jours ;
- qui permet au bailleur d’obtenir la résiliation de plein droit du bail au moyen d’une simple ordonnance de référé insusceptible d’appel
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LE DIAGNOSTIC DE PERFORMANCE ENERGETIQUE |
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LE DIAGNOSTIC DE PERFORMANCE ENERGETIQUE OU DPE
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Le décret visant l'obligation de réaliser un diagnostic de performance énergétique ou DPE dans les bâtiments a été publié le 15 septembre 2006. Le diagnostic de performance énergétique (DPE) ou bilan énergétique est obligatoire pour la vente comme pour la location d'un bien immobilier depuis le 1er juillet 2007. Ce bilan énergétique évalue la consommation d'énergie du bâtiment ainsi que sa production de gaz à effet de serre (GES). Cette disposition vise à améliorer l'économie d'énergie liée au chauffage et à la production d'eau chaude.
Ces diagnostics de performance énérgétique réalisés par des professionnels permettront d'identifier les consommations prévisionnelles d'énergie des logements et des bâtiments mis en vente ou en location. Modèles de DPE applicables aux logements et bâtiments d'habitation
La lecture du diagnostic de performance énergétique sera facilitée par une estimation chiffrée en euros et par l'utilisation de la double étiquette suivante :
- une étiquette pour connaître la consommation d'énergie comme pour l'électroménager et les voitures.
- une étiquette pour connaître l'impact de ces consommations sur l'emission de GES(Gaz à Effet de Serre).
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REPARTITION CHARGES PROPRIETAIRE/LOCATAIRE |
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Art. 23 de la loi du 6 juillet 1989 consolidée au 14 mai 2009
Décret n°87-713 du 26 août 1987 en application de l'Art. 18 de la loi du 23 décembre 1986 n°86-1290
Les charges du propriétaire
Vous êtes responsable des dégradations occasionnées par la vétusté du logement ou des équipements, des vices de construction, de malfaçon ou encore des éventuels cas de force majeure (par exemple les intempéries). Vous devez aussi assumer les charges qui valorisent l'immeuble ou le bien. Enfin vous devez remplacer les tuiles ou ardoises, les gouttières, les cheminées, balcons, terrasses, volets, portes, installation électrique défectueuse, équipements ménager hors d'usage.
Certains travaux sont parfois à engager : raccordement à l'égout, enfouissement de lignes téléphoniques ou électriques, ravalement, mises au normes d'ascenseur, porte coupe feu, ...
Les charges du locataire
Le locataire doit payer des charges correspondant à 3 grandes catégories de dépenses :
· Les frais entraînés par les services liés au logement et à l'usage de l'immeuble lorsque ces services ont été rendu (consommation d'eau, d'électricité, de produit d'entretien et d'hygiène, d'ampoules...).
· Les taxes locatives (taxe de balayage et ordures ménagères).
· Les dépenses d'entretien et les menues réparations des parties communes (tonte de la pelouse, entretien de la minuterie, salaires du personnel d'entretien...).
La maintenance de l'ascenseur est partagée entre le propriétaire et le locataire.
Le locataire doit réparer tout ce qu'il détériore et prendre à sa charge l'entretien courant des équipements intérieurs (entretien des portes et fenêtres, maintien en état de propreté des murs et cloisons, des sols, entretien courant pour les canalisations d'eau et de gaz, la chaudière, les appareils sanitaires et l'électroménager...).
En plus de ces charges, le locataire doit payer celles liées à son utilisation du logement (chauffage, eau, électricité). |
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LA REVISION DU LOYER |
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Art. 17 alinea "d" de la loi du 6 juillet 1989 consolidée au 14 mai 2009
En cours de bail
La révision annuelle du loyer
Pour pouvoir réviser le loyer chaque année, il vous faut prévoir une clause de révision dans votre bail. La date de révision est celle indiquée dans le bail ou à défaut, la date anniversaire du bail. L'augmentation ne peut être supérieure à la variation annuelle de «l'indice de référence des loyers».
Lors du renouvellement d'un bail
L'augmentation du loyer n'est possible qu'en cas de sous-évaluation manifeste.
Si le loyer est manifestement sous-évalué par rapport à celui des logements comparables du voisinage vous pouvez proposer une augmentation à l'occasion du renouvellement du bail.
Il vous faut fournir des références de loyer en guise de preuve. Les références de loyers doivent être représentatives de l'ensemble des loyers habituellement constatés dans le voisinage pour des logements comparables. Deux tiers de ces références, au moins, doivent correspondre à des locations pour lesquelles il n'y a pas eu de changement de locataire depuis trois ans.
Si votre logement est situé à Paris, Marseille ou Lyon, vous devez fournir 6 références minimum. Dans les autres cas, 3 références suffisent.
Dans un tel cas d'augmentation de loyer, vous devez, six mois avant l'expiration du bail, proposer à votre locataire le nouveau loyer via une lettre recommandée. Celle-ci doit reproduire, dans son intégralité, les 9 alinéas de l'article 17c de la loi du 6 juillet 1989. Doivent également figurer les références sur lesquelles vous vous fondez.
Vous trouverez des références auprès des professionnels, des associations de locataires ou de propriétaires ou auprès des observatoires de loyers là où il en existe. |
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L'ETAT DES LIEUX |
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Art. 3 de la loi du 6 juillet 1989 consolidée au 14 mai 2009
L'état des lieux décrit le logement loué pièce par pièce, ainsi que ses équipements. Il est obligatoire en débit et en fin de location et doit être joint au bail. Il vous permet de comparer l'état du logement au début et à la fin de la location et de déterminer, en cas de réparations nécessaires, celles qui vous incombent et celles qui incombent à votre locataire.
Vous devez réaliser l'état des lieux à la remise des clés au locataire, avant son installation, puis à la fin de la location, au moment de la restitution des clés au propriétaire, lorsque le logement est vide.
Les deux états des lieux doivent être établis en présence de votre locataire ou par acte d'huissier. Ils doivent être aussi précis et détaillés que possible. Evitez les termes généraux et subjectifs du type "logement en bon état, état moyen, mauvais état" qui peuvent donner lieu à des interprétations différentes. Décrivez l'état du logement, du sol au plafond, pièce par pièce, ainsi que des équipements tels que placards, cheminées, éléments de chauffage, sans craindre d'inscrire les détails sur la nature et l'état du logement et le fonctionnement des équipements.
Conservez précieusement, pendant toute la durée de la location, l'exemplaire du constat d'état des lieux qui vous revient obligatoirement.
Si une des parties veut faire un état des lieux et que l'autre refuse, elle doit faire appel à un huissier. L'huissier avise l'autre partie au moins deux jours à l'avance du rendez vous d'état des lieux par lettre recommandé avec accusé de réception.
Les frais de l'état des lieux seront partagés par moitié.
Quand un état des lieux à été établi hors période de chauffe, le locataire peut demander pendant le 1er mois de la période de chauffage que l'état des lieux soit complété de l'état des éléments de chauffage.
Si aucun état des lieux n'a été dressé, le locataire est présumé avoir reçu le logement en bon état de réparation locative et est donc censé le rendre tel quel (suivant l'article 1731 du code civil).
Le locataire peut tenter de prouver que les dégradations existaient lors de la remise des clés.
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